Au maréchal Beresford.
«Mesa de Hor, le 6 août 1809.
»Des considérations bien mûrement pesées, après que je vous eus écrit, me firent reconnaître que nous devions renoncer à exécuter le plan dont je vous avais entretenu et qu'il fallait nous mettre sur la défensive, si Soult et Ney avaient passé par le Puerto de Baños. Vous croirez aisément au regret avec lequel j'abandonnai le fruit de notre victoire, de toutes nos fatigues et de nos pertes; cependant je n'hésitai pas, et je ne m'en repens point, à passer le Tage à Arzobispo.
»Je me propose maintenant de prendre la position d'Almaraz, de donner à mes troupes un peu de repos et un peu de nourriture, et de voir ce que fera l'ennemi. Mon opinion est qu'il envahira le Portugal, et vous ferez bien de vous mettre en position de défendre les passages.
»J'apprends avec peine la désertion de vos troupes. N'y a-t-il aucun remède à ce mal?
»A. Wellesley.»
À S. E. le marquis de Wellesley.
«Deleytosa, le 8 août 1809.
»M. Frère aura instruit V. E. de la situation générale des affaires en Espagne.
»J'attirerai particulièrement votre attention sur deux points: