»Believe me, etc.
»Arthur Wellesley.»
Voici la traduction de ces lettres pour l'usage des lecteurs qui ne sauraient pas l'anglais.
À l'honorable J. Villiers.
«Coïmbre, le 31 mai 1809.
»Mon cher Villiers,
»Je pensais depuis long-temps qu'une armée anglaise ne saurait supporter ni les succès ni les revers, et la conduite récente des soldats de cette armée me fournit des preuves manifestes de la vérité de cette opinion quant au succès. Ils ont pillé le pays de la manière la plus terrible, ce qui m'a causé la plus vive peine...
»Entre autres choses ils ont enlevé tous les bœufs, sans autre motif que l'intention de les revendre à la population qu'ils ont dépouillée: c'est leur habitude. Je vous serai très-obligé de vouloir bien faire connaître ce fait aux ministres de la régence, et de les prier de défendre très-expressément à la population de rien acheter absolument des soldats de l'armée anglaise.
»Nous sommes dans une extrême détresse d'argent. 300,000 livres ne suffiraient pas à payer nos dettes, et il est dû deux mois de solde à l'armée. Je soupçonne nos ministres en Angleterre d'être très-indifférents à nos opérations dans ce pays...
»Croyez-moi, etc.