[4]: Voici la preuve de ce fait, qui serait difficile à croire sans le document que nous citons.

«Au vice-roi.

»Je reçois votre lettre du 16. Je vous ai déjà fait connaître que je vois avec plaisir le commandement de l'armée entre vos mains. Je trouve la conduite du roi (de Naples) extravagante, et telle qu'il ne s'en faut de rien que je ne le fasse arrêter pour l'exemple, etc....

»Fontainebleau, 23 janvier 1813.»

[5]: Je ne trace point des tableaux de fantaisie, je ne rapporte que ce que j'ai lu dans les bulletins de la police impériale adressés à Napoléon.

[6]: J'emprunte ces détails à des rapports militaires mis sous les yeux de Napoléon.

[7]: Je rapporte le témoignage des autorités françaises en Italie.

[8]: Ce nombre de 36 régiments d'infanterie paraîtra peut-être bien peu considérable, comparé au total de la grande armée, qui était, avons-nous dit, de 612 mille hommes sans les Autrichiens. Mais il s'expliquera facilement si on songe qu'il s'agit ici seulement de la portion de la grande armée qui pénétra dans l'intérieur de la Russie, que le nombre des bataillons de guerre était de cinq par régiment, ce qui faisait 180 bataillons, c'est-à-dire 180 mille hommes d'infanterie au départ, qu'il restait en dehors de ces 36 régiments la garde impériale, les alliés de toute nature, Polonais, Italiens, Saxons, Bavarois, Westphaliens, Wurtembergeois, Prussiens, etc.

[9]: C'est avec les comptes de Napoléon sous les yeux que nous donnons ces détails.

[10]: Napoléon à Sainte-Hélène a déploré le choix de M. de Narbonne, et en rendant justice aux rares talents, au zèle de cet ambassadeur, a dit que par ses qualités mêmes il avait été funeste, en poussant trop tôt l'Autriche à jeter le masque. Il est bien vrai que M. de Narbonne fut peut-être trop clairvoyant et trop entreprenant à Vienne; mais on va voir qu'il était bien moins coupable que ses instructions, et que la faute très-réelle, que Napoléon, débarrassé à Sainte-Hélène de tous ses préjugés, apercevait trop tard, était celle du gouvernement français et non pas celle de M. de Narbonne lui-même. La suite de ce récit va bientôt éclaircir ce point d'histoire si curieux et si triste.