[18]: Entre autres le major saxon Odeleben, qui, attaché à Napoléon comme officier d'état-major, a rendu compte des circonstances les plus minutieuses de la campagne de Saxe.

[19]: Nous possédons aux archives toute la correspondance de Napoléon avec M. de Caulaincourt pendant la négociation de cet armistice, et c'est d'après cette correspondance elle-même que j'écris ce récit.

[20]: Nous n'en sommes point réduits aux conjectures relativement aux motifs de ce fameux armistice si justement blâmé comme une grande faute politique et militaire, puisqu'il donna le temps de se sauver aux coalisés réduits aux abois. Jusqu'ici on avait prêté à Napoléon les motifs les plus ridicules, et qui n'étaient conformes ni à son caractère ni à son génie. Mais, heureusement pour l'histoire, il écrivit au prince Eugène, à M. de Bassano, au ministre de la guerre, les raisons qui le décidèrent, et on y voit que, forcé de s'expliquer avec l'Autriche sous quelques jours, et exposé dès lors à avoir cette puissance immédiatement sur les bras, il signa l'armistice pour gagner deux mois, temps nécessaire à la seconde série de ses armements. Dans ce cas, on peut dire que la faute de l'armistice ne fut autre que celle même de ne vouloir pas consentir aux conditions de l'Autriche.

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