Vendredi soir.—J'avais pensé écrire à la suite: «Je ne l'ai pas revue». Et tout aurait été fini.
Mais en arrivant ce soir, à quatre heures, au coin du théâtre: la voici. Fine et grave, vêtue de noir, mais avec de la poudre au visage et une collerette qui lui donne l'air d'un pierrot coupable. Un air à la fois douloureux et malicieux.
C'est pour me dire qu'elle veut me quitter tout de suite, qu'elle ne viendra plus.
....... .......... ...
Et pourtant, à la tombée de la nuit, nous voici encore tous les deux, marchant lentement l'un près de l'autre, sur le gravier des Tuileries. Elle me raconte son histoire mais d'une façon si enveloppée que je comprends mal. Elle dit: «mon amant» en parlant de ce fiancé qu'elle n'a pas épousé. Elle le fait exprès, je pense, pour me choquer et pour que je ne m'attache point à elle.
Il y a des phrases d'elle que je transcris de mauvaise grâce:
«N'ayez aucune confiance en moi, dit-elle, je n'ai jamais fait que des folies.
»J'ai couru des chemins, toute seule.