—Mes excès!

—Vos excès, oui. Trop de verres d’absinthe ...

—Oh!

—Et trop de dureté et de violences à l’égard de votre enfant.

—S’il est permis! Y a-t-il au monde un outrage plus sanglant pour une mère?...

—Je ne le pense pas.

—L’amour maternel n’est-il pas inné dans le cœur de la femme?

—Heu! heu!

—Comment, vous niez? Mais, monsieur, le cœur d’une mère est le chef-d’œuvre de la nature!

—Dans les livres, c’est possible, madame; mais la réalité comporte malheureusement tant et tant d’exceptions! Il ne se passe pas de jour, vous le savez vous-même et ne pouvez le contester, que des quantités de nouveau-nés ne soient étouffés et dépecés par leurs tendres petites mamans, jetés dans les latrines, enterrés sous du fumier, ou généreusement distribués aux pourceaux. Suppressions ou abandons d’enfants, tortures et assassinats d’enfants,—assassinats souvent par voies détournées et à petit feu, nous ne voyons que cela de plus en plus! Vous, madame, on vous reproche de ne pas donner à manger à votre fille: c’est par inanition que vous voudriez ...