[114] Paul LACROIX, XVIIe Siècle, Lettres, Sciences et Arts, p. 184. Voir aussi TALLEMANT DES RÉAUX, ouvrage cité, t. II, p. 294.—La Gazette des beaux-arts a récemment publié un article très détaillé sur la célèbre Guirlande de Julie; voici un résumé de cet article, emprunté au Mémorial de la librairie française (2 juillet 1914, p. 418-419): «On connaît trois copies manuscrites de la Guirlande de Julie, toutes datées de 1641. La plus intéressante, sur vélin in-folio, appartient aujourd'hui à Mme la duchesse d'Uzès. C'est le manuscrit définitif et complet offert à la belle Julie. M. C. Gabillot vient d'en donner, dans la Gazette des beaux-arts, l'analyse détaillée et des reproductions. Il se compose de huit feuillets préliminaires, portant les titres et la miniature qui représente la guirlande, et de quatre-vingt-dix feuillets, dont chacun contient une des vingt-neuf fleurs ou l'un des soixante et un madrigaux dont est formée cette double guirlande, à la fois picturale et poétique. Le texte est dû au plus fameux des calligraphes français, Nicolas Jarry, écrivain et noteur de la musique du roi; il imita avec une perfection incomparable les caractères d'imprimerie. On a soutenu que les fleurs elles-mêmes étaient aussi l'œuvre de ce même calligraphe; mais la main d'un botaniste et d'un peintre de métier s'y reconnaît sans peine. Nicolas Robert, qui dessinait des plantes pour les brodeurs, a exécuté les miniatures de la «guirlande»; elles lui valurent une telle réputation que Gaston d'Orléans le prit à son service dans ses jardins de Blois, et qu'ensuite Louis XIV lui fit achever le recueil de dessins commencé pour Monsieur. Montausier avait confié le soin de la reliure à l'un des maîtres du temps, surnommé le Gascon, qui, de son vrai nom, s'appelait sans doute Florimond Badier. C'est une reliure doublée, en maroquin rouge du Levant, ornée sur les plats et les gardes d'un semis de J. L., initiales de Julie. Après la mort des Montausier, le manuscrit passa aux mains de leur fille, la duchesse de Crussol d'Uzès, puis à Moreau, à Gaignières et à l'abbé de Rothelin, qui en fit présent à M. de Boze. En 1784, il figurait dans la vente du duc de La Vallière; la duchesse de Châtillon le racheta, et, depuis cette époque, il n'est plus sorti de la maison d'Uzès.

[115] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 120.

[116] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 396;—et Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 113.

[117] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 200.

[118] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 383.

[119] Cf. la Chronique médicale, 1er mai 1914, p. 262.

[120] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 162.

[121] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 386.

[122] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 170;—et Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. I, p. 59.

[123] Cf. MORÉRI, ouvrage cité, t. X, p. 285;—et Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 393, qui date le mariage de Claude de la Tour de 1555, au lieu de 1535.