«La plupart des livres de Catherine de Bourbon, dit le bibliographe Joannis Guigard[ [98], étaient reliés à la manière de Clovis Ève, qui, bien certainement, a dû travailler pour elle. Beaucoup d'entre eux portaient sur les plats six doubles C entrelacés formant croix, avec une flamme au centre, le tout dans un ovale feuilleté.»
MARIE DE JARS DE GOURNAY (1565-1645), qui est restée célèbre surtout par son affection et son culte pour Montaigne, dont elle devint la fille d'alliance. Elle publia, en 1595, une édition complète des Essais, qu'elle réédita quarante ans plus tard[ [99].
Tallemant des Réaux a consacré à Mlle de Gournay une de ses amusantes historiettes[ [100], et je ne répéterai pas ici la farce que lui jouèrent, à elle et à Racan, deux endiablés amis de ce poète, et que j'ai contée dans mes Mystifications littéraires et théâtrales[ [101]. Voici, en revanche, une originale et très juste remarque de critique littéraire faite par Mlle de Gournay, et citée et confirmée par Sainte-Beuve:
«La vraie touche des esprits, c'est l'examen d'un nouvel auteur; et celui qui le lit se met à l'épreuve plus qu'il ne l'y met[ [102].»
GABRIELLE D'ESTRÉES, duchesse de Beaufort, maîtresse de Henri IV (1571?-1599)[ [103].
MARIE DE MÉDICIS (1573-1642), deuxième femme de Henri IV, donna aussi des preuves de son amour pour les livres[ [104].
CATHERINE DE BOURBON, marquise d'Isle, fille de Henri de Bourbon (1574-1594)[ [105].
La PRINCESSE DE BOURBON-CONTI, Louise-Marguerite de Lorraine, fille du duc de Guise, dit le Balafré, mariée en secondes noces au maréchal de Bassompierre (1577-1631)[ [106].
RENÉE DE LORRAINE, fille de Henri Ier de Lorraine, duc de Guise, assassiné à Blois, abbesse de Saint-Pierre de Reims (1585?-1626)[ [107].
La MARQUISE DE RAMBOUILLET (1588-1665) et sa fille JULIE-LUCINE[ [108] D'ANGENNES, DUCHESSE DE MONTAUSIER (1607-1671): «La marquise lit toute une journée sans la moindre incommodité, et c'est ce qui la divertit le plus,» au dire de Tallemant des Réaux[ [109], un de ses familiers.