MARIE-THÉRÈSE D'AUTRICHE, femme de Louis XIV (1638-1683).

Ce n'est que par un excès de complaisance qu'on peut classer cette reine parmi les bibliophiles. Le goût des livres «lui était absolument étranger, avoue Ernest Quentin-Bauchart[ [169], et sa bibliothèque, qui contenait de très jolis volumes à ses armes, mais à laquelle il est vraisemblable qu'elle ne toucha jamais, fut celle que l'étiquette du temps lui commandait d'avoir.» Elle était ignorante et niaise, et, comme on l'a très bien dit, «le roi et le chocolat furent ses seules passions».

AMÉLIE DE LA TOUR D'AUVERGNE, religieuse carmélite (1640-1696 ou 1698), sœur de Louise-Charlotte de la Tour, demoiselle de Bouillon, précédemment nommée[ [170].

La MARQUISE DE MONTESPAN (1641-1707), plus célèbre par ses relations avec Louis XIV que par sa bibliothèque[ [171].

«Il n'étoit pas possible, écrit Saint-Simon[ [172], d'avoir plus d'esprit, de fine politesse, des expressions singulières, une éloquence, une justesse naturelle qui lui formoit comme un langage particulier, mais qui étoit délicieux et qu'elle communiquoit si bien par l'habitude, que ses nièces et les personnes assidues auprès d'elle, ses femmes, celles que, sans l'avoir été, elle avoit élevées chez elle, le prenoient toutes, et qu'on le sent et on le reconnoît encore aujourd'hui dans le peu de personnes qui en restent. C'étoit le langage naturel de la famille, de son frère et de ses sœurs.»

MARIE-CASIMIRE DE LA GRANGE D'ARQUIEN (1641?-1716). Veuve de Jacques Radziwill, prince Zamoyski, elle épousa, en 1665, Jean Sobieski, roi de Pologne[ [173].

Mme DE CAUMARTIN, Catherine-Madeleine de Verthamon (1642?-1722)[ [174].

HENRIETTE-ANNE D'ANGLETERRE, duchesse d'Orléans, belle-sœur de Louis XIV (1644-1670)[ [175].

Dans ses Mémoires[ [176], Mme de la Fayette nous parle en détail du charme et de toutes les qualités d'esprit de cette princesse, et trace d'elle ce joli portrait: