La bibliothèque de Mme du Barry, bibliothèque sans importance,—«des livres sans intérêt bibliographique, mal reliés, et qui ne se recommandent que par la célébrité de mauvais aloi de celle qui les a possédés», déclare Ernest Quentin-Bauchart[ [379], a été étudiée en détail par M. Léon de Labessade[ [380] et par Paul Lacroix.
La Du Barry inscrivait sur ses livres cette fière, galante et plaisante devise: Boutez en avant! Ils étaient au nombre d'un millier, et, pour la plupart, reliés en maroquin rouge[ [381]. Parmi ces volumes, il y en avait paraît-il, d'un genre spécial; la noble dame possédait un enfer, qui, dit-on, est devenu la propriété d'un amateur tourangeau[ [382].
«Aimer le livre, l'acquérir, le conserver, lui procurer le vêtement et le couvert, écrit M. Léon de Labessade en terminant son étude sur la bibliothèque de la Du Barry, c'est travailler pour l'avenir, c'est faire œuvre d'artiste et de savant. Mme du Barry, elle, conserva les livres; il lui sera beaucoup pardonné, parce qu'elle prodigua avec intelligence[ [383] le maroquin et les petits fers. Que la terre lui soit légère: elle aima le livre!»
La PRINCESSE DE CHIMAY, Laure-Auguste Fitz-James (1744-1814)[ [384].
La DUCHESSE DE DURFORT-CIVRAC, Adélaïde-Philippine de Durfort de Lorges (1744-1819)[ [385].
La DUCHESSE DE DURFORT DE DURAS, Louise-Henriette-Charlotte-Philippine de Noailles (1745-1832)[ [386].»
La DUCHESSE DE LA ROCHEFOUCAULD, Félicité-Sophie de Lannion (1745-....). Le duc François-Alexandre-Frédéric de la Rochefoucauld, duc de Liancourt, qu'elle épousa en 1764, fut pair de France, membre de l'Académie des sciences, et le fondateur ou promoteur de nombre d'établissements utiles[ [387].
Mme DE GENLIS, marquise de Brulard ou Brulart, née Stéphanie-Félicité Ducrest de Saint-Aubin (1746-1830)[ [388].
Mme de Genlis a beaucoup écrit[ [389] et encore plus menti, dans ses Mémoires et ailleurs. On a très justement dit d'elle qu'elle était «le mensonge incarné». «Nul écrivain peut-être n'a poussé plus loin le brigandage littéraire que Mme de Genlis. Elle eut, à ce sujet, en 1830, un procès déplorable avec le libraire Roret, éditeur de la collection des Manuels. Elle s'était engagée, moyennant 400 francs, à composer pour lui un Manuel encyclopédique de l'enfance. On allait imprimer le manuscrit, qui avait été payé, lorsqu'on s'aperçut qu'il était la copie exacte d'un livre du même genre, publié, en 1820, par M. Masselin. Il fallut un jugement pour que le libraire obtint la restitution de son argent[ [390].»