«Ce volume a son histoire dans les annales des ventes publiques.
«Vendu pour la somme de 77.000 livres (en assignats), il finit, après diverses aventures, par tomber entre les mains de Mme Doche, du Vaudeville, d'où il passa ensuite dans la collection de M. Double. Le portefeuille à secret avait été remplacé par une reliure de Thouvenin.
«Ces admirables vignettes, passablement osées, comme on sait, et «moins chastes encore que le texte» (on dit que Charles Eisen en fit amende honorable à sa dernière heure), conformes toutefois à l'esprit et aux mœurs du temps, offrent cette particularité piquante qu'elles sont «à clefs», c'est-à-dire que bon nombre des figures qui les composent ont été dessinées d'après des modèles vivants, non les moins illustres, facilement reconnaissables aux yeux des contemporains. C'est ainsi, notamment qu'on a vu Louis XV et Mme de Pompadour dans la Chose impossible, et plusieurs des Fermiers généraux ou leurs femmes: Joseph de la Borde dans le Contrat, Le Riche de la Popelinière dans le Remède et ailleurs, Mme Lalive d'Épinay dans le Berceau, etc.
«L'impression achevée, on fit relier par Derome les exemplaires que les participants devaient se partager entre eux, en même temps que ceux qui avaient été tirés pour divers personnages de marque. Que sont devenus les uns et les autres? Beaucoup ont péri sans doute, ou sont restés enfouis dans les bibliothèques, ignorés de leurs possesseurs. Toujours est-il qu'on en connaît bien peu. On sait, par exemple, que le duc d'Aumale en possédait un qui avait appartenu à la Dubarry et qui portait sa devise: Boutez en avant! qu'un autre a été acquis par M. Quentin-Bauchart, etc. En somme, ils sont rarissimes, et quand, par hasard, ce bijou d'impression et de gravure apparaît à l'Hôtel des Ventes, aussitôt toute la gent bibliophile d'être en rumeur. Une lutte d'enchères effrénées s'engage, et le livre se paie au poids des billets de banque.»
La COMTESSE DE RAYMOND, Marie-Henriette-Françoise, chanoinesse du chapitre de Sainte-Anne de Munich (1825-1886).
Née à Agen, la comtesse et chanoinesse de Raymond a légué aux archives de Lot-et-Garonne les manuscrits composés par elle, ainsi que sa riche bibliothèque, dont la majeure partie des volumes sont reliés en maroquin rouge et frappés à ses armes[ [529].
La COMTESSE DE PARIS, Marie-Isabelle-Françoise d'Assise d'Orléans, fille du duc de Montpensier, mariée, en 1864, à son cousin germain Louis-Philippe-Albert d'Orléans, comte de Paris (1848-....)[ [530].
La PRINCESSE DE BAUFFREMONT, Marie-Christine-Isabelle-Ferdinande Osorio de Moscoso et Bourbon (1850-....)[ [531].
La PRINCESSE VICTORIA (1868?-....).
«La princesse Victoria de Grande-Bretagne, qui vient de célébrer son quarante-deuxième anniversaire, est renommée en Angleterre comme une des plus habiles relieurs amateurs.