[4] Ouvrage cité, p. 30-32.

[5] Paul EUDEL, le Truquage, Livres et Reliures, p. 275 (Paris, Dentu, 1887).

[6] Pages 36 et 94.

[7] Préface du catalogue de sa bibliothèque: dans le journal le Temps, 25 février 1901.

[8] Pages XI-XII.

[9] «Pourquoi les livres coûtent-ils si bon marché et les bibelots si cher? C'est que les femmes adorent les bibelots et qu'elles ne s'intéressent pas aux livres. Le bibelot est décoratif, on le met dans son salon, on l'accroche aux murs; tout le monde le remarque et s'extasie...» (Adolphe BRISSON, Portraits intimes, Un amateur de vieux livres [Xavier Marmier], p. 24.) Ailleurs encore (le Livre et la Femme, dans la République française, 3 octobre 1899), M. Adolphe Brisson est revenu à la charge: «Les jouissances dues aux livres demeurent inaccessibles à la plus belle moitié du genre humain. Non seulement elle ne les apprécie pas, mais je doute qu'elle les soupçonne. C'est un domaine qui lui est en quelque sorte étranger... Les femmes d'aujourd'hui adorent le bibelot; elles recherchent avec fureur les meubles, les faïences, les bois sculptés, les soies, les dentelles, les éventails, les verres de Bohême et de Venise, les porcelaines de Saxe, les bijoux, les chiffons, les lustres de cristal taillé; elles font des folies pour une gouache de Lancret ou une gravure à toutes marges de Moreau le jeune. Les livres les laissent indifférentes. Ils ont le tort de ne pas parler aux yeux. On ne les aperçoit pas du premier coup en entrant dans le salon. Il faut se donner la peine de les découvrir au fond de la cachette où ils abritent leur modestie.»

[10] Année 1875, p. 262; article intitulé: Les ennemis des livres.

[11] Les livres et leurs ennemis, p. 15.

[12] Page 15. Cet élégant opuscule de 64 pages, publié à Lyon, chez H. Georg, en 1879, et devenu extrêmement rare, est anonyme: Étienne Mulsant l'a signé: UN BIBLIOPHILE.

[13] Cette antipathie de Chateaubriand pour les livres serait incroyable, si elle n'était avouée et proclamée par lui-même et par Mme de Chateaubriand. La quantité de citations répandues dans le Génie du Christianisme, l'Analyse raisonnée de l'Histoire de France, les Études historiques, etc., attestent, au contraire, que Chateaubriand avait beaucoup lu et continuait de beaucoup lire, surtout des Mémoires sur l'Histoire de France. Remarquons aussi que, lorsqu'il fut arrêté et conduit à la Préfecture de Police, en juin 1832, il ne manqua pas de se faire envoyer, par sa femme, «des bougies et des livres pour lire la nuit». (Cf. Mémoires d'Outre-tombe, t. V, p. 521; édition Edmond Biré; in-18.)