Ou qu’une urne qui n’a plus d’anse,

Sur la colline où sont les morts.

Pour l’inauguration du buste de François Ponsard à l’Académie, Henri de Bornier (1825-1901) composa une pièce de vers qui fut imprimée la veille de la cérémonie et distribuée aux journaux. Dans cet éloge funèbre, le poète, s’adressant à l’auteur d’Agnès de Méranie, s’écriait:

Tu mourus en pleine lumière,

Et la victoire coutumière

T’accompagna jusqu’au tombeau.

Quelles ne furent pas la stupeur et la douleur de Bornier en lisant le lendemain, dans un grand journal:

Tu mourus en pleine lumière,

Et Victoire, ta couturière,

T’accompagna jusqu’au tombeau!