Le vrai de l’amitié, c’est de sentir ensemble.
(Les Vaines Tendresses, p. 5.)
Et dans son poème Le Gué (Poésies, t. I, p. 237), il déclare que
... tous, même les morts, ont fui jusqu’au dernier.
Ce qui rappelle cette phrase du romancier Gustave Aimard (Les Rois de l’Océan, t. I, chap. 5, p. 112; Roy, 1891): «Ils se trouvèrent à plusieurs milles de ces deux cadavres, dont l’un était plein de vie.»
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François Coppée (1842-1908), qui a si bien chanté la vie et les souffrances des petits et des humbles, tombe fréquemment et pour ainsi dire forcément dans la banalité et la vulgarité. Son Petit Épicier (Poésies, t. II, p. 15 et suiv.; Lemerre, s. d., in-12) est célèbre par son prosaïsme:
C’était un tout petit épicier de Montrouge,
Et sa boutique sombre, aux volets peints en rouge,
Exhalait une odeur fade sur le trottoir.