Alicante aux clochers mêle les minarets,

lorsque, observe le Guide Joanne (Espagne et Portugal, 1909, p. 295), il n’y a aucun minaret à Alicante.

Dans Navarin (V, 6, p. 45-47), de très nombreuses sortes de bateaux sont énumérées: brûlots, chébecs, yachts, galères, caïques, tartanes, sloops, jonques, goélettes, barcarolles, frégates, caravelles, dogres, bricks, brigantines, balancelles, lougres,

Galéasses énormes,

Vaisseaux de toutes formes,

Vaisseaux de tous climats,

yoles, mahonnes, prames, felouques, polacres, chaloupes, lanches, bombardes, caraques, gabarres, etc.

J’ignore si le grand poète en a oublié quelqu’une, mais on sait combien il se complaisait dans ces kyrielles de termes techniques. On en retrouve chez lui quantité d’exemples, notamment dans La Légende du beau Pécopin (Le Rhin, t. II, chap. 8, p. 69 et suiv.; Hetzel-Quantin, s. d., in-18), où, entre autres listes de mots rares, on voit paraître ou reparaître, parmi les embarcations, les frégatons, felouques, polaques ou polacres, caracores, etc.

La pièce Les Djinns (Les Orientales, XXVIII, p. 103 et suiv.) est un poème des plus curieux, dont les quinze strophes, de huit vers chacune, vont, comme quantité métrique, d’abord crescendo, puis decrescendo. Le poème débute par une strophe dont chaque vers a deux syllabes seulement:

Murs, ville