Car la pauvreté l’accompagne.
Le peuple a pour tous biens le vin bleu, l’eau des puits,
Une blouse percée aux deux coudes, et puis
Quelques amis sur la Montagne.
Qu’est-ce que le «nard cher aux époux» dont parle Victor Hugo dans La Prière pour tous (Les Feuilles d’automne, XXXVII, 7, p. 123; Hachette, 1861)?
O myrrhe! ô cinname!
Nard cher aux époux!
Eugène Noël, le savant naturaliste et lettré, ancien bibliothécaire de Rouen, répond à cette question dans sa Vie des fleurs (LXXI, p. 203; Hetzel, s. d.): «L’ancienne médecine, écrit-il, n’a pas connu de plante plus précieuse que la valériane: de quelle maladie n’a-t-elle pas guéri?... De ses racines on tirait autrefois le nard, tant célébré par les poètes...»
Virgile est un des auteurs latins les plus familiers à Victor Hugo, qui, aux approches de la vieillesse, en savait encore par cœur, dit-on, des centaines et centaines de vers. On retrouve trace de cet amour de Victor Hugo pour Virgile dans nombre de ses volumes; — dans Les Feuilles d’automne (38, Pan, p. 130):
Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs;