L’homme, comme la brute, abreuvé du néant,

Vide toutes les nuits le verre noir du somme.

(Les Contemplations, t. II, p. 366.)

La profondeur disant à la hauteur: Je t’aime!

(Ibid., p. 382.)

Voir aussi, dans ce volume, les pièces intitulées Horror, Dolor, Hélas! tout est sépulcre, Les Mages, etc.

La Légende des siècles, que Théodore de Banville qualifie d’«impeccable» et déclare «la Bible et l’Évangile de tout versificateur français» (Petit Traité de Poésie française, p. 30 et 2), est un des recueils où, dans ses quatre tomes, Victor Hugo a réuni le plus de termes rares, le plus de ces énumérations de vocables étranges, de noms de personnages peu connus ou inconnus, et que le critique Émile Faguet assure qu’il puisait surtout dans le vieux dictionnaire de Moreri. «Moreri est la mine où Victor Hugo descend tous les jours et plusieurs fois par journée. Moreri lui donne l’histoire, qu’il se charge de rendre pittoresque, surtout les noms propres bizarres, étranges, inquiétants, qui réveillent l’attention et la tirent à eux, comme une couleur éclatante tire à elle les yeux.» (Le Temps, 16 juillet 1911, Feuilleton.)

Qu’est-ce que la colline «Callichore»? (La Légende des siècles, La Terre, t. I, p. 24; Hetzel-Quantin, s. d., in-16.)

Et Anax, le géant de Tyrinthe; et Kothos, et

Rhoetus, Porphyrion, Mégatlas, Evonyme;