Remarquons, sans en citer d’exemples, — ils seraient innombrables, — que Victor Hugo manque rarement de faire rimer hommes autrement qu’avec nous sommes, ombre autrement qu’avec sombre ou nombre, abîme autrement qu’avec sublime ou cime; nue rime presque toujours avec venue ou inconnue, ténèbres avec funèbres, âme avec flamme, horrible avec terrible, insondable avec formidable, etc.; et ces mots: hommes, ombre, sombre, abîme, sublime, etc., coulent sans cesse de sa plume.

Certaines de ses épithètes ont déconcerté plus d’un lecteur:

L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle,

(La Légende des siècles, Booz endormi, t. I, p. 53.)

Son lit fut formidable...

(Ibid., Les Sept Merveilles du monde, t. I, p. 268.)

Dans Booz endormi encore (Ibid., t. I, p. 52), Victor Hugo nous représente la terre, à cette époque,

... encor mouillée et molle du déluge.

Si l’on admet que le déluge a eu lieu en l’an 3296 avant Jésus-Christ, ou même 2482, et que Booz vivait vers l’an 1200 (Cf. Bouillet, Atlas universel d’histoire et de géographie, Tables chronologiques, p. 79 et 384; — et Victor Duruy, Histoire sainte, chap. I, p. 6; Hachette, 1846), on conclura que la terre a mis bien longtemps à sécher.

Dans la Première Rencontre du Christ avec le tombeau (Ibid., t. I, p. 58), Victor Hugo dit: