En terminant, nous rappellerons sommairement les règles orthographiques que Victor Hugo avait adoptées, tout au moins dans la seconde partie de sa vie, — sa marche typographique.

Il n’aime pas les majuscules et écrit avec des initiales minuscules ou bas de casse les noms des peuples, les français, les anglais, les chinois, les parisiens, etc. (Cf. Les Misérables, t. IV, p. 435, et passim; t. V, p. 125, 146, 280, etc.; Hachette, 1881; etc.); — «Et français, anglais, belges, allemands, russes, slaves, européens, américains, qu’avons-nous à faire...?» (Actes et Paroles, Avant l’exil, 1849-1851, p. 155; Hetzel-Quantin, s. d.) Ce qui est un tort, car, sans la majuscule, comment distinguer Francs (peuple) de francs (monnaie)?

Le roi Louis s’avance avec vingt mille Francs.

(Cf. ci-dessus, [p. 21].)

«Que deviendrait l’état...» (au lieu de l’État) (L’Homme qui rit, t. II, p. 8; Hetzel-Quantin, s. d.); — sa majesté (au lieu de Sa Majesté) (Ibid., p. 17, 20, 55, 81...); — l’olympe (au lieu de l’Olympe) (Ibid. p. 195); — «Je ferai observer à votre honneur...» (au lieu de Votre Honneur) (Ibid., t. III, p. 79). Etc., etc.

Enfin, Victor Hugo écrit toujours quatrevingts en un mot sans trait d’union (Cf. L’Homme qui rit, t. I, p. 172; — et le roman Quatrevingt-treize).


VII

Poètes symbolistes ou décadents, humoristes, etc. — Paul Verlaine. — René Ghil. — Stéphane Mallarmé. — Jean Moréas. — Jules Laforgue. Suppression de la ponctuation. «Le commun des hommes admire ce qu’il n’entend pas.» (La Bruyère.)

Arthur Rimbaud et son Sonnet des voyelles. Riposte de René Ghil. — Le clavecin oculaire du Père Castel.