MON CHER MAÎTRE

HENRY MARTIN

ADMINISTRATEUR DE LA BIBLIOTHÈQUE DE L’ARSENAL

dont l’obligeance et la science m’ont toujours été d’un si précieux secours dans mes travaux bibliographiques.

Albert Cim.


En réunissant les curiosités et singularités, les bévues, lapsus, etc., rencontrés par moi dans mes lectures, je n’ai obéi à aucun sentiment hostile à nos grands écrivains, Corneille, Racine, Molière, Hugo, Balzac, Flaubert, Daudet, Zola, Michelet, Sainte-Beuve, etc., dont, autant que personne, je goûte, savoure et admire les œuvres. J’ai voulu me divertir, rien de plus.

«Les choses singulières me réjouissent toujours,» avouait Mme de Sévigné à sa fille (Lettre du 26 juin 1680).

Elles produisent sur moi le même effet, et ce sont bien là exactement des Récréations littéraires que j’offre au public. Puisse-t-il prendre, à lire ces anecdotes, ces bons mots, saillies et drôleries, autant de plaisir que j’ai eu à les rassembler!

Comme nul n’est obligé, en bibliographie surtout, de croire autrui sur parole, j’ai eu soin d’indiquer, autant que je l’ai pu, les sources où j’ai puisé toutes les provenances de mon butin.