A propos d’un vers de Victor Hugo, nous avons vu (p. 111) le chroniqueur Charles Chincholle nous parler, dans la description d’un immense hall, d’«un vide ayant cinq étages de haut». (Cf. La Gazette anecdotique, 15 septembre 1890, p. 150.)

De M. Anatole France (1844-....): «Son nez vaste et charnu, ses lèvres épaisses apparaissaient comme de puissants appareils pour pomper et pour absorber, tandis que son front fuyant, sous de gros yeux pâles, trahissait la résistance à toute délicatesse morale.» (L’Orme du mail, chap. 8, p. 112.) Un front fuyant sous de gros yeux pâles, qui trahit la résistance à toute délicatesse?

«Tu vois, dans les eaux de Crète, la République nager parmi les Puissances, comme une pintade dans une compagnie de goélands.» (Le Mannequin d’osier, chap. 10, p. 184.) Les pintades ne nagent pas plus que les poules.

Pour dire qu’une jeune fille garde le silence et ne laisse rien deviner de ce qui se passe en elle, Léon Duvauchel (1850-1902), le poète et conteur forestier, écrit, dans son roman M’zelle (p. 217), qu’elle «restait toujours impénétrable, boutonnée»; que son cœur était toujours «en robe montante».

Dans son roman Les Lépillier (p. 32; Giraud, 1885), Jean Lorrain (1855-1906) emploie le mot ingambe dans le sens de lourd, pesant, qui a de mauvaises jambes, c’est-à-dire dans un sens absolument contraire à celui de cet adjectif: «La mère Hormidas se faisait un peu vieille, bien ingambe surtout pour faire une parfaite servante.».

Ailleurs, dans M. de Bougrelon, il croit que nonante (neuf dizaines, quatre-vingt-dix) signifie simplement neuf, et il écrit: «A nonante heures, comme il l’avait dit la veille, M. de Bougrelon fut à notre hôtel» (Le Journal, 5 juillet 1901; dans la Revue universelle Larousse, 1903, p. 136); erreur qui, il est vrai, a été corrigée lorsque ce roman a paru en volume (p. 47; Édouard Guillaume, éditeur, 1897).

De Paul Margueritte (1860-1919): «...Une mère présente ses enfants: un petit garçon de trois ans et une petite fille de deux ans et demi, marqués à l’empreinte du père...» (L’Embusqué, p. 12.)

De Remy Saint-Maurice (1865-1918): «Thérèse touchait agréablement du violon et de l’aquarelle.» (Tartuffette, p. 26; La Renaissance du Livre, s. d.)


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