(Racine, Œuvres complètes, Poésies diverses, t. II, p, 215; Hachette, 1864.)

[18] On a appliqué aussi cette anecdote à d’autres vers de Corneille, à un passage de sa tragédie d’Héraclius: cf. Émile Deschanel, ouvrage cité, t. I, p. 225-226; et même ouvrage, 2e série, Racine, t. I, p. 241.

[19] Nous trouvons dans Tallemant des Réaux (Les Historiettes, t. VI, p. 282 et 318; Techener, 1862), les anecdotes suivantes, relatives à des femmes qui appelaient couramment et tendrement leurs maris Mon Cœur: «Une vieille madame Mousseaux... avoit espousé un jeune homme nommé Saint-André qui, pour n’estre pas avec elle, alloit le plus souvent qu’il pouvoit à la campagne; elle en enrageoit et escrivoit sur son almanach: «Un tel jour mon cœur est parti; un tel jour mon cœur est revenu...» Un nommé du Mousset, trésorier de France à Châlons, reçut un soufflet sur l’œil en jouant; sa femme s’écria: «Ah! mon Dieu, mon cœur est borgne». Une autre, racontant la maladie de son mari, disoit: «Je lui disois quelquefois: «Mon cœur, tirez la langue». — Dans La Croix de Berny (lettre IV, p. 44; Librairie nouvelle, 1859), l’un des auteurs, Jules Sandeau, sous le pseudonyme de Raymond de Villiers, mentionne une inscription gravée sur une roche et ainsi conçue: «Le 25 juillet 1831, deux tendres cœurs se sont assis à cette place».

[20] «Du Bartas, auparavant que de faire cette belle description du cheval, s’enfermait quelquefois dans une chambre, et, se mettant à quatre pattes, soufflait, hennissait, gambadait, tirait des ruades, allait l’amble, le trot, le galop, à courbette, et tâchait par toutes sortes de moyens à bien contrefaire le cheval.» (Gabriel Naudé, dans Sainte-Beuve, Tableau de la poésie française au seizième siècle, p. 100, note, et 397; Charpentier, 1869.) A en croire la princesse Palatine (Correspondance, t. I, p. 240; Charpentier, 1869), le cardinal de Richelieu, sans avoir l’excuse d’une description littéraire, faisait de même: «Il se figurait quelquefois qu’il était un cheval; il sautait alors autour d’un billard, en hennissant et faisant beaucoup de bruit pendant une heure, et en lançant des ruades à ses domestiques; ses gens le mettaient ensuite au lit, le couvraient bien pour le faire suer, et, quand il s’éveillait, il n’avait aucun souvenir de ce qui s’était passé.»

[21] Le nom d’Émile de la Bédollière figure bien dans le titre de l’ouvrage, au moins sur les quatre premiers tomes de cette édition; mais à peu près pour la forme uniquement, et en raison de l’importante situation que La Bédollière occupait alors au journal Le Siècle.

[22] Sur l’abus de l’adjectif sensible au dix-huitième siècle, voir Michelet, Histoire de France, tome XIX, p. 287 (Marpon et Flammarion, 1879): «C’était (la seconde moitié du dix-huitième siècle) un temps ému et de larmes faciles. La langue en témoignait. A chaque phrase, on lit sensible et sensibilité.» Etc. Et Edmond et Jules de Goncourt, La Femme au dix-huitième siècle, p. 439 (Charpentier, 1890): «Sensible, c’est cela seul que la femme veut être; c’est la seule louange qu’elle envie (à cette époque)...»

[23] Remarquons que Victor Hugo n’a pas dit autre chose dans sa Réponse à un acte d’accusation, déjà citée par nous tout à l’heure, à propos de «l’animal qui s’engraisse de glands»:

un mot

Était un duc et pair, ou n’était qu’un grimaud.

Mais la conclusion diffère: Delille s’incline et se soumet, Hugo s’insurge: