[51] Glissons, en bas de page, cette savoureuse anecdote relative à l’illustre créateur de Rocambole. Ponson du Terrail fit un jour, «contre Aurélien Scholl, le pari que, dans toutes les petites villes, dans tous les villages où ils iraient ensemble, ils ne trouveraient personne qui n’eût lu ses ouvrages, tandis qu’à peine un petit nombre de lettrés connaîtraient le nom de Flaubert». Et Ponson gagna le pari. (Paul Stapfer, Des Réputations littéraires, t. II, p. 249.)

[52] Bien des anecdotes et plaisanteries ont été contées à propos de la Vénus de Milo; en voici quelques-unes:

Un concierge déménage une Vénus de Milo en plâtre et la brise. Fureur du locataire. «Il n’y a pas tant de mal, riposte le concierge: elle avait déjà les bras cassés». (Le National, 29 janvier 1885.)

A l’hôtel Drouot, un garçon novice pose sur la table une terre cuite représentant la fameuse Vénus de Milo, et, s’essuyant les mains, il dit sans malice au public: «Si l’on trouve les bras, on les donnera.» (L’Opinion, 13 octobre 1885.)

Un habitant de San Francisco avait commandé à Paris une statue de la Vénus de Milo. Elle lui fut expédiée. Le destinataire a intenté un procès à la Central Pacific Company sous le prétexte que la Vénus lui était parvenue sans bras, c’est-à-dire mutilée. Le plus fort, dit-on, c’est que le juge a condamné la Compagnie à payer une indemnité à ce destinataire. (Le Radical, 19 mars 1887.)


Note de transcription