Images bien incohérentes, surtout pour un législateur du Parnasse.

Et cet anachronisme commis par Boileau dans sa satire IX (A son esprit), où il fait de Juvénal le contemporain de l’abbé Cotin:

Avant lui Juvénal avait dit en latin

Qu’on est assis à l’aise aux sermons de Cotin.

Je ne sais plus où j’ai lu que le Traité du Sublime de Longin, traduit par Boileau, fut un jour mis en vente sous le titre — dû à l’imprimeur ou au relieur, les livres autrefois se vendant presque toujours reliés — de Traité du Sublimé, c’est-à-dire du calomel, sel de mercure, et classé dans les ouvrages de chimie.

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Ce qui frappe le plus, et en quelque sorte à première vue, dans les comédies de Regnard (1656-1710), c’est la quantité de vers qu’il emprunte, plus ou moins textuellement, à Molière. «Tu prenais ton bien où bon te semblait, eh bien, je fais comme toi, et c’est toi que je pille,» paraît-il dire à son maître.

Dans vos brusques humeurs je ne puis vous comprendre.

(Regnard, Le Distrait, I, 1.)

Dans vos brusques chagrins je ne puis vous comprendre.