«Mme de Villepreux, sa sœur, femme enceinte et presque à terme.

«M. de Villepreux, son mari.

«Mme des Aulnes, femme d’un marchand de drap, relevée de couches depuis neuf mois et demi.

«L’enfant de Mme Félibien, âgé de sept mois.

«L’enfant de Mme des Aulnes, âgé de dix mois.

«Mme Londais, sage-femme.

«Mme Léveillé, garde de femmes en couches.»

***

Sedaine (1719-1797) a une manie, un tic, pour ainsi parler: c’est de redoubler les locutions qu’il emploie. «Bonjour, monsieur, bonjour!» «Conte-moi ça, conte-moi ça!» «Tu viens, n’est-ce pas, tu viens?» Ce redoublement lui semblait donner plus de naturel au dialogue, et aussi plus de force, équivaloir à un superlatif. C’est du reste la remarque de François Génin, dans ses Récréations philologiques (t. I, p. 42): «La manière primitive et la plus naturelle de former un superlatif c’est de répéter le positif. Les enfants n’y manquent pas; ils vous diront Un grand, grand, grand homme! — Il était petit, petit! C’est l’origine du bonbon et du bobo

Voici quelques-uns de ces redoublements de Sedaine: