Tityre, t. p. r. s. t. f.
pour:
Tityre, tu patulæ recubans sub tegmine fagi.
Ces abréviations, où une ou deux lettres initiales servent à exprimer un mot entier, portent le nom de sigles (de siglæ, contracté de singulæ: singulæ litteræ. Les sigles étaient très fréquemment usités non seulement dans les manuscrits, mais dans les inscriptions lapidaires, sur les médailles, etc. Quant aux notes tironiennes, ce sont aussi de simples lettres, initiales ou médianes, employées pour figurer des mots entiers et abréger l'écriture. Ce nom vient de Tullius Tiro, affranchi de Cicéron, qui perfectionna ce système de sténographie. (Cf. Lalanne, Curiosités bibliogr., pp. 46 et suiv.).
8o La rareté des alinéas et des chapitres.
9o L'absence de lettres capitales au commencement des chapitres ou divisions: dans les premiers temps, les imprimeurs laissaient en blanc la place de ces grandes lettres, qui étaient mises à la main par des calligraphes et rubricateurs (rubricare, rubrum facere [Ducange], peindre en rouge; de rubrica, rubrique, sanguine, craie rouge, etc.).
10o Des traits obliques au lieu de points sur les i.—Etc.
Les anciens imprimeurs avaient tous des marques typographiques, allégoriques le plus souvent, dont ils ornaient les titres et frontispices de leurs livres. Beaucoup d'éditeurs d'aujourd'hui ont des marques analogues, monogrammes ou vignettes, qu'ils placent au-dessus de leur firme (de l'angl. firm [du bas-latin firma, convention], maison de commerce, raison sociale. Daupeley-Gouverneur, in le Compositeur et le Correcteur typographes, p. 180, écrit à tort «le firme»; ce mot est du féminin: cf. Littré, Dictionn., Supplément), c'est-à-dire du nom et de l'adresse de leur maison.
Il n'est pas inutile non plus de connaître les principales de ces marques des anciens imprimeurs:
Les Alde Manuce avaient pour marque une Ancre, autour de laquelle était enroulé un dauphin;