[206] Leclerc, loc. cit., p. 288.—Nous avons déjà noté plus haut (p. [76]) que certains in-12, in-16 et in-18 ont les mêmes dimensions, et peuvent être considérés comme «synonymes». Inutile de faire observer que, dans les deux citations précédentes de Mouravit et de M. Leclerc, les formats mentionnés manquent de précision, qu'il eût été bon de dire de quel in-4, de quel in-8, in-12, in-16, etc., il s'agit, puisqu'un in-4 peut être plus petit qu'un in-8 (in-4 écu < in-8 colombier), un in-8 plus petit qu'un in-12, etc. (voir supra, p. [76] et le tableau de la page [77]). Mais, encore une fois, l'usage est fréquent de désigner les formats par le nombre seul des plis de la feuille, sans faire connaître les dimensions de cette feuille, la sorte de papier employée: jésus, raisin, colombier, etc., et de ne donner ainsi de ces formats qu'une idée approximative.

[207] L'invention du point typographique est due à Pierre-Simon Fournier, alias Fournier le Jeune (vers 1737); mais la mesure initiale dont s'était servi cet imprimeur et graveur était conventionnelle, partant sujette à discussions et à erreurs (cf. Leclerc, Typographie, pp. 40 et 42). Le «point Fournier» fut modifié en 1753 par F.-Ambroise Didot, qui prit pour base la mesure légale d'alors, le pied de roi, dont il divisa la ligne en six parties égales, en six points. Un caractère d'imprimerie ayant exactement pour longueur ces six points se nomme le six; s'il a un point de plus, c'est-à-dire sept points, le sept; huit points, le huit; etc. (Cf. A.-F. Didot, Encyclop. moderne, art. Typographie, t. XXVI, col. 846.)—C'est Fournier le Jeune qui a dit que «la théorie d'un art si utile (l'imprimerie) ne devrait être ignorée d'aucun de ceux à qui l'usage des livres est familier», et qu'«il serait à souhaiter que tout homme de lettres fût en état de juger sainement de la mécanique de ses productions.» (Manuel typographique, t. I. p. IX.)

[208] Leclerc, loc. cit., p. 48.

[209] Id., ibid., p. 46.

[210] Cf. Théotiste Lefevre, Guide pratique du compositeur d'imprimerie, t. I, p. 425;—Daupeley-Gouverneur, le Compositeur et le Correcteur typographes, p. 5;—E. Desormes, Notions de typographie, p. 500;—Leclerc, loc. cit., pp. 41-42. Les listes de concordance des anciens noms avec les nombres de points données par ces ouvrages offrent de fréquentes divergences.

[211] Le texte du présent livre est imprimé en caractère romain Didot corps dix petit œil; les notes sont en romain Didot corps huit, les sommaires des chapitres en romain Didot corps sept, et la préface en romain Didot corps onze.

[212] L'Imprimerie nationale a, elle, un indice spécial: ses l, dites l barrées, portent un imperceptible trait, une barre minuscule, au milieu de leur longueur (

).

[213] Cf. Bouchot, le Livre, p. 174.