[240] On appelle titre courant le titre, soit de l'ouvrage, soit des chapitres, qui se trouve répété et «court», pour ainsi dire, au sommet des pages. On distingue encore, comme nous allons le voir (page suivante, note [241]), trois autres espèces de titres: le faux titre, le titre ou grand titre, et le titre de départ.

[241] C'est cependant ce que font souvent les imprimeurs anglais: ils numérotent toutes les pages, excepté celles des trois titres par lesquels tout livre débute généralement: 1o faux titre (la toute première page du livre: le titre, ordinairement abrégé, et sans nom d'auteur, est placé au milieu de cette page); 2o titre proprement dit, ou grand titre (titre complet, avec le nom de l'auteur, et, au bas de la page, le nom et l'adresse—la firme—de l'éditeur; le grand titre portait aussi autrefois le nom de frontispice: ce nom est aujourd'hui réservé aux titres ornés de vignettes ou d'encadrements, ou encore à la gravure placée en regard du titre—portrait de l'auteur, par exemple,—et dont le sujet se rapporte de près ou de loin à l'ouvrage); 3o titre de départ (placé en haut de la page: c'est sur cette page—la première, à vrai dire,—que commence le texte de l'ouvrage);—excepté ces feuillets de début, toutes les pages de l'intérieur du volume, les pages de titre d'article et les belles pages comme les autres, sont foliotées: voir Encyclop. britannica, t. III, p. 173 (let. B); t. VI, p. 756 (let. D); t. VII, p. 588 (let. E), etc. Ces belles pages n'ont pas de titre courant, et leur folio se trouve placé au sommet médial. L'effet de ce foliotage n'est nullement désagréable à l'œil.

[242] F. Sarcey, Gare à vos yeux!! préface, p. V. (Paris, Ollendorff, 1884).—«MM. H. Griffing et Shepherd J. Franz étudient depuis un certain temps l'influence que peuvent avoir, sur la facilité de la lecture, le format, le dessin des caractères d'imprimerie, l'intensité de la lumière, sa qualité, celle du papier, l'interlignage (c'est-à-dire l'espacement des lignes d'impression). Ils arrivent à cette conclusion que l'élément principal de la fatigue visuelle, ce sont les dimensions des caractères: il ne faudrait jamais employer des caractères de moins de 1 millimètre 1/2 de hauteur, et encore la fatigue augmente-t-elle avant même qu'on ait affaire à des lettres d'un format aussi réduit. Par rapport à ce côté de la question, l'éclairage n'est que tout à fait secondaire.» (La Nature, 23 juillet 1898, p. 126.)

[243] A propos des formats, p. [90].

[244] In Musée des familles, 1er mars 1896, p. 158.

[245] Ap. Bouchot, le Livre, p. 297.

[246] G. Naudé, loc. cit., chap. V, p. 70. (Paris, Liseux, 1876.)

[247] Loc. cit., chap. VIII, p. 98

[248] Ed. Texier, ap. Mouravit, le Livre, p. 220.

[249] Lesné, loc. cit., p. 113.