[260] Cf. Blanchon, loc. cit., p. 18; et S. Lenormand et Maigne, loc. cit., p. 73.—Sur les reliures en cuir de Russie, cf. infra, chap. IX, pp. [368] et [369].
[261] Sur la fabrication et l'emploi du parchemin, voir de curieux renseignements dans Lecoy de la Marche, les Manuscrits et la Miniature, pp. 27-36. Voir aussi Maire, Manuel prat. du biblioth., pp. 377-378; et Blanchon, loc. cit., p. 18.
[262] Cf. supra, chap. II, p. [55].
[264] Cf. Maire, loc. cit., p. 340.
[265] «A Venise, à Florence… Voilà le vrai berceau de la reliure… Les plus beaux exemplaires des reliures de ce temps se trouvaient dans la bibliothèque du célèbre bibliophile italien Maoli (Maïoli), qui a dû vivre de 1510 à 1560…» (Blanchon, loc. cit., p. 117.) «Au commencement du XVIe siècle, les Italiens trouvent une voie nouvelle sous l'influence des Aldes, qui avaient probablement joint à leur imprimerie un atelier de reliure. Venise fut alors pour l'Italie l'école de la reliure, et, pour la première fois, les motifs en plein or des Aldes servirent de remplissages dans les premières reliures à entrelacs… L'Italie donne alors le ton à l'Europe. Les reliures à la Salamandre de François Ier, conservées dans nos bibliothèques publiques, sont presque toutes dans le goût italien. Les Italiens furent donc nos initiateurs; mais on ne saurait méconnaître toutefois la grande part qu'ont eue, dans l'histoire de l'art et de la reliure en particulier, les artistes français de la Renaissance, notamment Nicolas Ève et son fils Clovis, célèbres libraires-relieurs de Henri III et de Henri IV.» (Spire Blondel, l'Art intime et le Goût en France, pp. 318-319.)
[266] Déjà au XVIe siècle, malgré la vogue de Venise, Bonaventure des Periers faisait dire à Mercure, au début de son Cymbalum Mundi (p. 304. Paris, Delahays, 1858. Nouv. édit. avec des notes et une notice par P. L. Jacob, bibliophile [Paul Lacroix]): «Où est-ce que l'on relie le mieux? A Athènes (id est en France, à Lyon, d'après le bibliophile Jacob, ibid.), en Germanie, à Venise ou à Rome? Il me semble que c'est à Athènes.» C'est ce qui a permis au comte de Laborde d'avancer que «la Reliure est un art tout français». (Le Palais Mazarin, ap. P. L. Jacob, Mélanges bibliogr., p. 1.) «La reliure d'art française occupe la première place en Europe, et, à l'appui de ce que nous avançons, nous pourrions citer les prix toujours plus hauts qu'atteignent, dans les ventes, non seulement les reliures anciennes, mais aussi les travaux modernes.» (Blanchon, loc. cit., avant-propos, p. V.)
[267] «C'est au célèbre bibliophile Jean Grollier (sic) que semble de droit appartenir l'honneur d'avoir créé la reliure française.» (P. L. Jacob, Mélanges bibliogr., p. 2.).
[268] On écrit aussi Derome ou Deromme: l'orthographe donnée par Jal, Dictionn., pp. 1082-1084, est de Rome, les de Rome.
[269] Outre les ouvrages déjà cités dans ce chapitre, voir sur l'historique de la reliure: Éd. Fournier, l'Art de la reliure en France aux derniers siècles;—Octave Uzanne, la Reliure moderne artistique et fantaisiste;—Henri Bouchot, les Reliures d'art à la Bibliothèque nationale, passim;—Jules Le Petit, l'Art d'aimer les livres, pp. 161-186;—Ludovic Lalanne, Curiosités bibliogr., pp. 282-291;—et les ouvrages de MM. Léon Gruel, Émile Bosquet, Marius Michel, etc.