[490] Cf. Constantin, loc. cit., p. 127.

[491] Il ne faut pas confondre, comme le font M. Albert Maire, loc. cit., p. 565 et passim, et nombre d'autres écrivains, Jacques-Charles Brunet, l'auteur dudit Manuel, né à Paris en 1780, mort en 1867, et Pierre-Gustave Brunet, né à Bordeaux en 1807, mort en 1896, l'auteur du Dictionnaire de bibliologie catholique, de la Reliure ancienne et moderne, des Fantaisies bibliographiques, etc., et, en collaboration avec M. Pierre Deschamps, du Supplément au Manuel du libraire de Jacques-Charles Brunet.

[492] «Ce n'est ni à Gabriel Martin, ni à Prosper Marchand, ni à Garnier, ni à Bouillaud, que revient cet honneur (d'avoir créé un système bibliographique à peu près universellement adopté): l'enfin Malherbe vint n'est pas plus vrai, absolument parlant, en bibliographie qu'en littérature.» (Mouravit, le Livre, p. 332.)

[493] M. Prieur, bibliothécaire des Facultés à Besançon, a fait un relevé des critiques auxquelles prête la classification de Brunet; on en trouvera le résumé dans Maire, loc. cit., pp. 186-189.

[494] «Cette classification, œuvre des maîtres, que nous appellerions volontiers la classification des hommes de bon sens, et que l'histoire, Dieu merci, nous permet d'appeler la classification des bibliographes.»… (Mouravit, loc. cit., p. 334.)—«Après tout, c'est encore la meilleure des classifications établies jusqu'ici.» (Maire, loc. cit., p. 190.) Néanmoins, M. Albert Maire, s'associant aux critiques exprimées par M. Prieur, pense avec lui, et non sans raison, «que le système de Brunet, quoique le meilleur encore, ne peut plus répondre actuellement à toutes les exigences du développement des sciences. Il demanderait un remaniement considérable à peu près dans toutes ses parties, mais surtout dans les sciences expérimentales, qui sont trop sommairement exposées. Hâtons-nous de dire toutefois que ces changements ne peuvent s'effectuer du jour au lendemain, mais devraient être consacrés par l'acceptation simultanée de tous ceux qui se servent de ce système. Dans un congrès seulement…, on pourrait établir et arrêter une nouvelle base de divisions ou proposer de réformer le système de Brunet, s'il est gardé.» (Maire, ibid.)—«Le système français qui survécut aux innovations du XIXe siècle… est celui de Brunet, qui dérive directement de l'ancien mode de classement. Ce système est aussi celui qui fut le plus fréquemment appliqué dans les pays étrangers.» (E.-D. Grand, Grande Encyclop., art. Bibliographie, t. VI, p. 611.)—«Depuis le moyen âge, la classification des sciences humaines a extrêmement varié: la plus usitée en France aujourd'hui, et, à vrai dire, la moins imparfaite, malgré quelques défauts de détails, est celle qui, créée par les libraires érudits du XVIIIe siècle, a été adoptée définitivement dans le Manuel du libraire de Brunet; elle fait encore autorité aujourd'hui, et répond à peu près à tous les besoins; les subdivisions intérieures peuvent varier, mais l'ensemble est satisfaisant. Les progrès des sciences obligent d'ailleurs à créer sans cesse de nouveaux chapitres, principalement dans la médecine, et il serait puéril de considérer aujourd'hui l'histoire des États-Unis comme appartenant à l'histoire des colonies européennes; mais, moyennant quelques modifications de détail, ce cadre bibliographique a l'avantage très appréciable de pouvoir s'appliquer également à d'anciennes bibliothèques où dominent la théologie, la jurisprudence et l'histoire, et à des bibliothèques modernes où les sciences, la littérature et l'archéologie occupent une place prépondérante.» (A. Molinier, Grande Encyclop., art. Bibliothèque, t. VI, p. 661.)—L'Instruction générale relative au service des bibliothèques universitaires du 4 mai 1878 porte que, dans ces bibliothèques, «la division adoptée pour le classement des matières sera conforme à celle du Manuel du libraire de Brunet, comme étant la plus répandue». (Ap. Maire, loc. cit., p. 438.)

[495] Voir pp. [297]-[300].

[496] Pages [303]-[316].

[497] Loc. cit., pp. 314-317.

[498] La bibliographie, que Mouravit, comme nous venons de le voir, place, sans doute par amour et respect pour cette science qu'il possédait si bien, dans un appendice spécial et comme occupant une grande division, la sixième, ne forme, à vrai dire, qu'une sous-subdivision de la cinquième classe, de l'Histoire (VI. Paralipomènes historiques; 6. Bibliographie. Voir infra, pp. [283]-[284].) De même les polygraphes, au lieu de former une division spéciale, appartiennent à la subdivision VIII de la quatrième classe.

[499] On pourrait de même, afin de faciliter la rédaction des fiches et de régulariser l'ensemble du système, numéroter, dans la cinquième classe (U), les deux dernières subdivisions à la suite des autres: VII. Mélanges et Dictionnaires encyclopédiques; VIII. Notice des principaux journaux littéraires, scientifiques et politiques, qui, dans le texte de Brunet, ne sont précédées d'aucun indice.