«Une question importante s'impose ici à notre attention: Ces mouvements et ces bruits sont-ils gouvernés par une intelligence? Dès le premier début de mes recherches, j'ai constaté que le pouvoir qui produisait ces phénomènes n'était pas simplement une force aveugle, mais qu'une intelligence le dirigeait ou du moins lui était associée... L'intelligence qui gouverne ces phénomènes est quelquefois manifestement inférieure à celle du médium, et elle est souvent en opposition directe avec ses désirs... Cette intelligence est quelquefois d'un caractère tel qu'on est forcé de croire qu'elle n'émane d'aucun de ceux qui sont présents.»
Telles sont les expériences et les opinions de l'habile physicien anglais sur la Force psychique.
Ces expériences sont, en Psychologie occulte, devenues fondamentales, classiques: et si, pour notre compte, nous n'acceptons qu'avec les plus expresses réserves les expériences de matérialisations que fit plus tard le même M. Croockes avec Mlle Cook (nous en parlerons plus loin), nous devons dire que nous considérons comme à peu près décisives celles que nous venons d'exposer.
Et ici on ne peut pas invoquer le testis unus testis nullus, car des faits semblables ou analogues ont été constatés par divers expérimentateurs, tous dignes de foi, Gibier, Zœllner, Lepelletier, Lombroso, etc., etc.
Nous ne pouvons que consigner rapidement les résultats de leurs expériences, sans entrer dans les détails des précautions prises, des appareils construits spécialement, etc.
Zœllner[107], qui était professeur d'astronomie à l'Université de Leipzig, et qui est mort depuis, opéra avec un américain, Slade, qui devait, dans la suite, servir aux expériences de M. Gibier.
Voici les phénomènes produits par ce médium, dans la maison même de Zœllner[108]:
1o Mouvement, par la seule «force» de Slade, de l'aiguille aimantée renfermée dans la boîte d'une boussole[109];
2o Coups frappés dans une table; couteau projeté, sans contact, à la hauteur d'un pied;
3o Mouvements d'objets lourds, le lit de M. Zœllner, transporté à deux pieds du mur, Slade étant assis, le dos tourné au lit, les jambes croisées et bien en vue;