C'étaient les mots de passe.

Dix minutes s'écoulèrent encore.

Puis le troisième arriva.

Donnez-moi la clef, M. Benoist, dit-il de même.

La porte est là, répliqua encore Aubin Ploguen.

En vingt minutes, non-seulement les cinq Buridans arrivèrent, mais encore Berryer, M. de Breulh et M. Saincaize.

Le Breton les introduisit à mesure dans la chambre où attendaient déjà
Jean et Henry.

Berryer, que nous avons connu vieillard seulement, était, en 1831, un vigoureux homme qui portait sur son visage la mâle beauté de son génie.

Un livre de Mémoires intitulés «De 1830 à 1835» fait son portrait en quelques lignes:

«Berryer n'est pas un orateur éloquent, c'est l'éloquence elle-même. Il est peut-être beau: je l'ignore, ne l'ayant jamais vu, mais l'ayant toujours écouté.»