—Adieu, monsieur le marquis! dit le colonel d'une voix triste.
—Ah! c'est la première fois que les baisers de ma fille ne pourront me consoler! murmura le gentilhomme en hochant sa tête blanchie…
III
LA SECONDE JOURNÉE
Quand, le matin, avaient retenti les premiers coups de fusil, beaucoup de familles s'étaient effrayées à la pensée de voir leurs filles exposées à la révolution.
En effet, le couvent de la Vierge est situé rue Saint-Paul, au milieu de la fournaise.
Les mères s'étaient donc empressées de retirer les pauvres enfants et de les emmener chez elles.
Marianne de Kardigân alla chez une de ses tantes, la chanoinesse de
Riom.
Aussi, quand le marquis la demanda au parloir, il lui fut répondu que depuis le matin elle n'était plus au couvent.
La nuit était trop avancée pour que le gentilhomme pût se rendre chez madame de Riom; et, en même temps, le jour trop proche pour qu'il ne dût pas se résoudre à ne pas retourner à l'hôpital de la Charité.