Il ramassa l'arme et se battit.

L'hôpital improvisé de la chanoinesse de Riom s'encombrait rapidement.

La bataille devenait de plus en plus sanglante. A chaque instant on apportait les blessés.

Il vint même un moment où il ne resta plus une seule place vide dans la cour de l'hôtel.

Alors madame de Riom fit jeter des matelas dans la rue même, sur lesquels on mettait les blessés.

Il y eut, pendant ces trois funèbres journées, bien des dévouements ignorés, bien des sacrifices inconnus.

Mais, parmi ces dévouements et ces sacrifices, il faut compter ceux de ces femmes qui n'hésitaient pas à braver la mort pour panser les malheureux qui tombaient.

Marianne et sa tante allaient les relever sous la grêle des balles, trouvant de bonnes paroles et de doux encouragements pour ces infortunés.

Le père, entre deux coups de feu, contemplait sa fille avec orgueil.

Son sang parlait dans ce dévouement simple et sublime.