«M…, chef de l'autorité civile dans la province de…, se concertera avec les principaux chefs pour rédiger et publier une proclamation en faveur de Henri V, dans laquelle on annoncera que Madame, duchesse de Berry, sera régente du royaume pendant la minorité du roi, son fils, et qu'elle en prendra le titre à son entrée en France; car telle est notre volonté.

Signé CHARLES.»

Cette pièce, dont tous les assistants comprenaient la haute signification et l'extrême gravité, fut accueillie par deux opinions bien opposées.

Ainsi que trois jours auparavant, dans la maison de la rue du Petit-Pas, M. Saincaize, aidé cette fois de MM. de Breulh et Hyde de Neuville, se prononça carrément pour l'attente.

Berryer resta neutre.

Comme la réunion avait plutôt l'aspect d'une causerie que d'une assemblée politique, personne ne présidait.

Il en résultait que les conversations étaient générales, et que l'on s'entendait difficilement.

Pourtant M. Saincaize, en sa qualité de maître de maison, réclama un peu de silence.

Le digne homme avait une observation à présenter:

—La guerre est donc décidée? dit-il.