M. de Kardigân était sombre:

—Allons, console-toi, ami, dit Henry, nous allons en Vendée, nous allons remplir notre devoir… Le passé s'oublie, va, dans ces luttes de chaque heure… Tu oublieras, nous allons en Vendée pour vaincre…

—Non, dit Jean en hochant la tête, nous y allons pour mourir!…

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.

DEUXIÈME PARTIE

LA LUTTE

I

LE DOCTEUR LAMBQUIN

Vers la fin du mois d'avril de cette même année 1832, c'est-à-dire le 28 ou le 29, une animation inaccoutumée régnait au château de Kardigân.

Depuis quelques jours, les palefreniers passaient de longues heures à bouchonner les chevaux; les écuries étaient vides, et les dix ou douze coursiers dont les boxes excitaient l'admiration des paysans, piaffaient en plein air.