A droite et à gauche tout était silencieux. Pourtant, il lui sembla qu'un point noir s'agitait au bas d'une haute falaise qui surplombe entièrement la mer.
L'enfant rampa sur le sable, faisant aussi peu de bruit qu'un goëland qui rase la surface des flots.
Ce point noir était un douanier.
Jacquelin put parvenir à quelques pas de lui et le reconnaître.
Le douanier, enfermé dans un épais caban, dormait, ou semblait dormir.
Il tenait son fusil entre ses jambes.
Jacquelin se glissa derrière les rochers et regagna un autre coin de la plage.
Un second douanier veillait là.
L'enfant explora une longueur de côte d'environ deux cents mètres et y compta dix douaniers, lesquels, par conséquent, étaient placés à vingt mètres les uns des autres.
Quand il eut accompli sa mission, au lieu de regagner les rochers par lesquels il était descendu, il opéra sa montée en s'accrochant aux falaises qui s'élevaient derrière lui.
Une demi-heure après son départ, il était de retour auprès de ses compagnons.