Et elle lui tendit sa part du déjeuner.
—Merci.
—Sais-tu que tu n'es pas bavard? continua la Pâlotte.
—C'est que je parle mal le français, répondit Pinson, avec un léger embarras et en traînant un peu sur ses mots, comme s'il eût fait un effort pour les trouver.
—Tu connais mieux le bas-breton, n'est-il pas vrai?
—Dame!…
—Eh bien! veux-tu m'en dire quelques mots? C'est une vraie musique, votre langage de ces côtés-ci, et je n'aime rien tant que l'entendre.
Fernande avait été élevée aux environs de Savenay, nous l'avons dit. Elle connaissait donc à merveille le patois breton, et rien ne lui était plus facile que de contenter la Pâlotte.
Celle-ci vit que cette première épreuve échouait. Elle remit à plus tard la suite.
—Allons, en route, petit, dit-elle.