—Vous me tuerez?
—Comme un chien! comme un animal dangereux qu'on noie pour se débarrasser de lui! Je n'ai qu'à ôter ces feuilles, et…
Un violent combat se livrait en Fernande. Mourir quand elle vivait auprès de Jean, quand elle pouvait le voir, lui parler peut-être, et ne pas être reconnue par lui… Non! non! ce serait trop affreux.
Ah! si la mort était venue quand elle se trouvait à Paris, souffrante et malheureuse, oh! comme alors elle l'eût acceptée avec joie!
Elle voulut vivre.
D'un mouvement rapide, elle se leva.
—Madame, vous me tueriez si je ne parlais pas… Je parlerai.
—Enfin!…
—Je suis une femme qui aime M. de Kardigân et qui est aimée de lui. Un crime nous sépare… Mais j'ai voulu pouvoir veiller sur lui… J'ai voulu respirer le même air que lui. Comprenez-vous?
Si elle comprenait!