—Vivante! s'écria-t-il, en voyant Fernande, la tête appuyée sur l'épaule de la Pâlotte.

—Allez… sauvez-la!… murmura Jacqueline; j'ai assez de force pour moi seule… Sauvez-la!…

Gouësnon la saisit, et la Pâlotte allégée par ce secours inespéré, put le suivre. Mais au moment où elle se laissa tomber sur le rivage, elle roula évanouie à côté de sa victime.

Le vieux chouan était fort embarrassé, ayant devant lui deux femmes sans connaissance.

Mais, heureusement, il était homme de ressource. Il courut à
Château-Thibaut et demanda du secours.

Quand les paysans surent qu'il s'agissait de Fernande, leur providence,
ce fut à qui s'offrirait pour transporter la jeune fille et la Pâlotte.
Puis, personne dans le village n'aurait osé refuser quelque chose à
Gouësnon.

Une heure après, Fernande et Jacqueline sortaient de leur évanouissement au château de M. Grégoire, dans une chambre bien chauffée et couchées dans des lits improvisés.

La jeune fille reconnut aussitôt où elle était.

Mais la Pâlotte jetait autour d'elle des regards indécis et étonnés.

—Où suis-je? balbutia-t-elle.