Le vaincu bravait les vainqueurs.

Les combattants de Juillet étaient trop rapprochés de lui pour qu'ils pussent faire feu. Mais l'un d'eux lança à Jean un violent coup de baïonnette.

Celui-ci fit faire une volte rapide à son cheval qui reçut le coup.

Il tomba sur ses deux jambes, livrant l'officier sans défense à ses ennemis.

D'un bond Jean se dégagea.

Il commença par décharger ses deux pistolets, puis, tirant son sabre, il se colla contre la porte d'une maison, afin de ne pas être pris par derrière.

—Fusillons-le! dit un des hommes.

—Chargez vos fusils! reprit un second, moi, je vais m'amuser à le larder de petits trous avec ma baïonnette.

Heureusement, il n'eut pas le temps de s'amuser. Jean lui fendit la tête d'un revers de sabre.

Mais il n'en était pas plus avancé.