—Adieu, tante Reynac!
—Adieu, mon garçon.
Il redescendit les cinq étages encore plus rapidement qu'il ne les avait montés.
—Aux magasins de la Ville de Marseille, cria-t-il au cocher.
Le fiacre redescendit dans l'intérieur de Paris, et traversa les ponts.
Puis il suivit le quai, jusqu'à la hauteur de la rue de la Ferronnerie.
Là s'élevaient, en 1832, ces magasins, peu en harmonie déjà avec le goût du temps, c'étaient les bourgeois du quartier qui s'y approvisionnaient. Ils étaient vides la plupart du temps.
Deutz s'arrêta, et jeta un coup d'œil à l'intérieur. Il aperçut cinq ou six ouvrières qui travaillaient, les unes riant, les autres attentives. L'une de celles-là, penchée sur sa broderie releva tout à coup la tête, montrant une ravissante figure, fine et douce en même temps.
—Je suis sûr que c'est elle, pensa-t-il.
Il y a mansarde et mansarde. La vieille juive demeurait dans une sentine. Lia habitait un carré entre quatre murs, qui recevait à peine un rayon de soleil par une étroite fenêtre en tabatière. Et cependant on devinait en y entrant que celle qui y restait honorait sa pauvreté par le travail.
Deutz fit ce que les amoureux font de tous les temps, bien qu'il ne le fût guère. Quand l'ouvrière eut fini sa journée, elle sortit du magasin. Alors il suivit Lia jusqu'à la maison où elle demeurait. Puis, quand elle eut disparu derrière la porte cochère, il entra dans la loge de la concierge et demanda: