Les voitures avaient passé. On distinguait encore dans l'éloignement le refrain:

Ne soyez pas jaloux!
Ce Deutz n' vaut pas quat' sous!…

Et Deutz était là, couché dans le champ inculte, maudit, abandonné, par une nuit d'hiver, sous ce vent, sous cette pluie qui doublaient de violence, inondant son corps, glacé jusqu'à la moëlle!

XV

DÉNOUEMENT

A partir de ce jour-là Deutz disparaît. Nul n'en a plus entendu parler. Dans quelle région le traître s'est-il réfugié? C'est un mystère. Dieu a voulu peut-être qu'il s'évanouît sans laisser de traces…

Nous sommes arrivés à la fin de notre récit. Il nous reste à apprendre à nos lecteurs, ce que le sort a fait de nos héros…

M. Legras-Ducos est mort. On se rappelle ces lettres, que Aubin Ploguen recevait à Nantes, et qu'il attendait avec tant d'impatience. Ces lettres mystérieuses, étaient arrivées on le sait, au nombre de six en six jours.

La première disait:

—Maladie grave. Inflammation de poitrine.