Notre mariage est impossible.

ÉDITH.

Impossible!

DANIEL, très simplement.

Je n'ai pas voulu annoncer cette rupture à M. Godefroy avant de vous en avoir fait part à vous-même. De graves difficultés ont surgi au dernier moment. Ma tante n'a pas été satisfaite de l'entretien qu'elle a eu avec votre père et M. Bonchamp. Elle m'a déclaré qu'elle s'opposait à une union qui ne lui convenait plus. Je tiens à ce que vous appreniez la première qu'un obstacle imprévu se dresse entre nous.

ÉDITH.

Ah!

DANIEL, avec émotion.

Je vous connais assez, Édith, pour être sûr que vous éprouvez un chagrin égal au mien. Me pardonnez-vous la peine que je vous cause? Vous êtes jeune, vous êtes digne d'être aimée, vous m'oublierez, vous serez heureuse. J'espère que vous ne m'accuserez pas de cette rupture, et que plus tard vous voudrez bien me considérer comme un ami profondément dévoué.

ÉDITH.