—Vous êtes adorable ainsi, dit-il.
Elle avait quitté sa robe, et vêtu un peignoir blanc garni de dentelles qui dessinait gracieusement la taille souple.
—Vous voyez, je m'assieds là, à côté de vous, reprit-elle.
Et elle se rapprochait de Jacques, grisé lentement par le parfum pénétrant de cette exquise créature.
—Rien ne vaut une bonne tasse de thé au coin du feu. Ah! mon ami, quelles charmantes soirées nous avons perdues! C'est dommage que deux anciens camarades comme nous ne se voient pas plus souvent.
—Mais je ne demande qu'à vous voir davantage!
—Vraiment?
Elle secouait gracieusement la tête d'un air coquet: brusquement, son peigne d'écaille roula, et les cheveux roux coulèrent à flots sur son visage et sur son corps. Elle eut un petit cri d'effroi.
—Jacques, sauvez-moi, je vais me noyer!
Elle se tenait debout, superbe sous les flots de cette magnifique chevelure qui l'enveloppait d'un vêtement doux aux reflets ambrés et soyeux.