Ce n'est point dans le théâtre de Hauteroche qu'il faut chercher des modèles d'amour filial. Les pères y sont ridiculisés et traités plus que familièrement par leurs progénitures; mais on y peut trouver la personnalité du valet ou Crispin, si fort à la mode à cette époque. Pas de comédie de cet auteur où l'on ne voie un Crispin chargé de l'un des principaux rôles.

On trouve dans la comédie du Deuil quelques vers et quelques pensées remarquables, ceux-ci par exemple, qui à ce qu'il paraît, sont de toutes les époques:

—Il est vrai qu'aujourd'hui

Passât-on en vertu les vieux héros de Rome,

Si l'on n'a de l'argent on n'est pas honnête homme.

Il en faut pour paraître.—Aussi pour en avoir,

Il n'est ressort honteux qu'on ne fasse mouvoir:

Lois, justice, équité, pudeur, vertu sévère;

Partout, au plus offrant, on n'attend que l'enchère;

Et je ne sache point d'honneur si bien placé,