[85] BERGSON, Essai sur les données, p. 177, 179.

[86] BERGSON, Essai sur les données, p. 120.

[87] BERGSON, Essai sur les données, p. 121, 124.

[88] M. Bergson a vainement essayé d'expliquer ces faits avec sa théorie, dans une conférence sur la Théorie de la personne, au Collège de France, en mai 1911 (Cf. Etudes, 20 nov. 1911, art. de Grivet, p. 449 et suiv.).

[89] Cette multiplicité de séries parallèles ou divergentes dans un même temps ne suffît pas à faire un temps à plusieurs dimensions, comme l'a imaginé Ostwald (Esquisse d'une philosophie des sciences), espérant faire ainsi le pendant à l'espace non-euclidien à n dimensions. De même qu'une seconde, troisième ou n° dimension spatiale est reliée aux précédentes par un nouveau rapport spatial, ainsi une deuxième dimension temporelle devrait se relier à la première par un rapport temporel différent. Or, il n'en est rien. C'est au même moment que les séries d'états psychologiques s'écoulent simultanément. Il n'y a donc pas ici une seconde relation temporelle différente de la première. La simultanéité ne peut constituer un temps différent (Cf. LECHALAS, Revue de Méta. et de Morale, sept. 1911, p. 803).

[90] BERGSON, Essai sur les données, p. 172.

[91] BERGSON, Essai sur les données, p. 124.

[92] Il eût été plus exact de dire que l'existence de l'être substantiel—du moi-agent—a seule une continuité nécessaire, de sa naissance à sa mort. Ses opérations, conscientes ou inconscientes, peuvent, au contraire, se succéder sans aucune continuité. De là vient qu'elles sont si souvent interrompues et reprises. Mais M. Bergson n'admettant l'existence d'aucun être substantiel, nous avons dû, pour le moment, nous placer sur son terrain et montrer que, même dans la succession continue des états de conscience, il y a distinction et multiplicité.

[93] BERGSON, Essai sur les données, p. 134.

[94] BERGSON, Essai sur les données, p. 136, 137, 138.