[135] BERGSON, Matière et Mémoire, p. 159.

[136] «Toutes les sensations participent de l'étendue; toutes poussent dans l'étendue des racines plus ou moins profondes.... L'idée que toutes nos sensations sont extensives à quelque degré pénètre de plus en plus la psychologie contemporaine. On soutient, non sans quelque apparence de raison, qu'il n'y a pas de sensation sans «extensité» ou sans un «sentiment de volume». L'idéalisme anglais prétendait réserver à la perception tactile le monopole de l'étendue, les autres sens ne s'exerçant dans l'espace que dans la mesure où ils nous rappellent les données du toucher. Une psychologie plus attentive nous révèle, au contraire, et nous révélera sans doute de mieux en mieux, la nécessité de tenir toutes les sensations pour primitivement extensives, leur étendue pâlissant et s'effaçant devant l'intensité et l'utilité supérieures de l'étendue tactile, et sans doute aussi de l'étendue visuelle.» (Ibid., p. 242, 243. Cf. p. 237.)

[137] BERGSON, Matière et Mémoire, p. 50, 51.

[138] BERGSON, Matière et Mémoire, p. 151.

[139] «C'est bien véritablement dans la matière que la perception pure nous place, et bien réellement dans l'esprit même que nous nous plaçons déjà avec la mémoire.» (Ibid., p. 198.) «En passant de la perception pure à la mémoire, nous quittons définitivement la matière pour l'esprit.» (p. 263.)

[140] De ces deux mémoires, l'une imagine, l'autre répète. La seconde peut suppléer la première et en donner l'illusion. «Alors le mécanisme moteur supplée l'image qui fait défaut.» (BERGSON, Matière et Mémoire, p. 79, 83.) «La seconde, celle que les psychologues étudient d'ordinaire, est l'habitude éclairée par la mémoire plutôt que la mémoire même.» (Ibid., p. 81.)

[141] BERGSON, Matière et Mémoire, p. 164.

[142] Cf. Ibid., p. 166.

[143] BERGSON, Matière et Mémoire, p. 146.

[144] «Le souvenir pur est une manifestation spirituelle. Avec la mémoire, nous sommes bien véritablement dans le domaine de l'esprit.» (Ibid., p. 269.)