[305] «Il n'y a pas de choses, il n'y a que des actions.... J'exprime cette similitude probable quand je parle d'un centre d'où les mondes jailliraient comme les fusées d'un immense bouquet,—pourvu toutefois que je ne donne pas ce centre pour une chose, mais pour une continuité de jaillissement. Dieu, ainsi défini, n'a rien de tout fait; il est vie incessante, action, liberté.» (BERGSON, Ibid., p. 270.)
[306] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 209. (C'est nous qui soulignons.)
[307] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 49; cf. p. 367, 373.
[308] Au fond, c'est la confusion de l'essence et de l'existence que les scolastiques avaient si bien distinguées. L'existence n'est identique à l'essence que dans un seul être, l'Etre parfait. Dire que le monde existe parce qu'il dure, qu'il est la durée même, c'est dire qu'il est l'Etre parfait, alors que son imperfection et sa contingence éclatent de toute part.
[309] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 341.
[310] LE ROY, Revue de Méta. et de Morale, juill. 1907, p. 482.
[311] Semper prius est quod melius est. ᾽Αει τὸ βέλτιον πρότερον. ARISTOTE, Méta., l. II, c. iii, § 12.—. Ούκ οϋν βέλτιον τὸ πρὦτον. Méta., l. XI, c. vi, § 11.
[312] BOUTROUX, Etudes d'hist. et de philosophie, p. 202.
[313] RENAN, Averrhoès, p. 7.
[314] «La formule maîtresse de ces novateurs est précisément le contraire de la nôtre, et toute leur doctrine se résume dans cette phrase: le non-être prime l'être. Aussi, de là, ces belles conclusions que l'on sait: tout a commencé par le néant;—le devenir est la seule existence véritable;—le plus sort du moins;—ce qui passe est réel; ce qui demeure, une abstraction;—l'Etre infini est la dernière et la plus vide des abstractions. Toujours et partout, c'est la primauté du néant affirmée impudemment; le dernier mot de tout ceci est la formule: le non-être prime l'être.» (DE RÉGNON, la Métaph. des causes, p. 116.)