[395] Cette confusion de l'étendue abstraite avec la matière a été relevée plus haut. Ni l'anatomiste ni le chimiste ne peuvent décomposer les corps à leur fantaisie. Ils doivent en respecter les «articulations» naturelles.
[396] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 167.
[397] On peut voir ces trois notions dans Aristote, VI Phys., c. i;—Continua, quorum extrema sunt unum: Συνεχῆ, ὦν τά ἔσχατα ἓν.—Contigua, quorum extrema sunt simul: 'απτόμενα δʹὦν τά ἔσχατα αμα. —Dissita, ea interquæ nihil est medium, quod sit ejusdem rationis: 'εφεξῆς δʹὦν μηδἑν μεταξυ συχχενές.
[398] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 13, 160, etc.
[399] BERGSON, Matière et mémoire, p. 218.
[400] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 10, 366.
[401] «Moi et non-moi, moi et vous, moi et tous, forment une discontinuité primitive qu'aucun artifice ne saurait supprimer.» (FOUILLÉE, la Pensée, p. 16.)—«Si nous découpons le réel, c'est qu'il est découpable, c'est qu'il est jusqu'à un certain point découpé, c'est que nous y sommes découpés nous-mêmes; c'est, par exemple, qu'un homme n'est pas un autre homme, qu'un homme n'est pas un cheval ... bref que nos idées, nos concepts et nos lois ont un fondement dans le réel.» (Ibid.. p. 74.)
[402] «Multitudinem esse et divisibile, magis est sensibile quam esse indivisibile. Quare multitudo ratione prior quam indivisibile per sensum est.» Τὸ μαλλον αισθητὸν τὸ πλἦθος εϊναι και τὸ διαιρετὸν ἢ τὸ άδιαίρετον, ὤστε τῷ λόγῳ πρότερον τὸ πλἦθος τοϋ άδιαιρέτου δια τῆν αϊσθησιν. (Méta., l. IX, c. iii, § 2.)
[403] FOUILLÉE, la Pensée, p. 223.
[404] S. THOMAS, I°, q. LXXXV, a. 3.